Renée Roche  : la première habitante de la rue de Mayenne !

 

Renée Roche vit à Orvault Plaisance depuis le 8 août 1964. Elle est la première habitante de la rue de Mayenne.  Elle témoigne.

Le 8 août 1964. Renée Roche, 83 ans, connaît la date par cœur  ! Et pour cause  : c’est le jour où elle et son mari Yvon ont emménagé au 1 rue de Mayenne, à Orvault Plaisance. «  Avant, de 1957 à 1964, on habitait au 4 rue du Marais à Nantes. On cherchait à acheter, la Maison Familiale proposait des immeubles, nous sommes venus là. On a acheté un appartement sur plan en 1963, et le 8 août 1964, on a déménagé. On a été les premiers à habiter rue de Mayenne. Il n’y avait personne dans l’immeuble, les vitres n’étaient pas nettoyées et notre camion de déménagement est tombé en panne  !  », se souvient -elle.

«  Il n’y avait rien du tout  !  »

Quelques heures plus tard, «  le monsieur du 4eme étage  » emménage à son tour rue de Mayenne. «  Il est toujours là lui aussi, mais beaucoup de gens qui habitaient là à l’époque sont partis. On ne se côtoyait pas beaucoup, on travaillait  », raconte Renée, qui se rappelle aussi d’une grosse inondation 15 jours après son arrivée  : « on a été inondés de partout par un voisin qui avait oublié de fermer un robinet  ! Les tuyaux était mal emboîtés. À ce moment-là, c’était des moquettes, alors on raclait l’eau  !  »
À cette période, le quartier n’est pas encore celui que l’on connaît et se construit peu à peu. Renée assiste à tout : «  il n’y avait rien du tout  ! À partir de 1964, j’ai tout vu se construire, les autres bâtiments et les locatifs. Il n’y avait pas de commerces. Et le long de la route de Vannes, il y avait des champs, des maraîchers…  », souligne celle qui travaillait alors à la célèbre mercerie Calas  : «  elle était située Allée d’Orléans, à côté de Durance. J’y suis restée 44 ans  ! J’en ai de bons souvenirs. J’avais de bons patrons  », observe t-elle en montrant ses nombreux diplômes de «  Médailles d’honneur du travail  ».

«  J’ai été une vedette  !  »

De son côté, Yvon, son mari, travaillait chez Dubigeon  : « C’était un ancien coureur cycliste dans les années 50», précise Renée, en regardant les nombreuses coupures de journaux conservées dans un album.
De ces années, la première habitante de la rue de Mayenne, conserve aussi le souvenir des jeux de son fils dans le quartier, entre patins à roulettes, parties de billes et cache-cache  : «  il faisait des tours de vélo autour des bâtiments quand il avait 7 ans. Avec sa bande, il bricolait aussi des mobylettes.  »
Autres anecdotes  : les casiers à lait placés dans les cages d’escaliers («  c’est vieux ça  !  ») et les concours de fleurissement des balcons au printemps et à Noël  : «  j’ai eu des premiers prix. À Noël, je mettais des guirlandes et un petit chariot avec un Père Noël. J’ai fait plein de choses, j’ai été une vedette  !», dit-elle en éclatant de rire.

Un musée de 300 poupées

Aujourd’hui, dès qu’elle le peut, Renée participe à la vie du quartier : «  je vais à la fête de quartier de juin, au vide grenier de septembre, j’assiste aussi à des réunions du Centre Socio Culturel. J’aime le quartier mais je suis devenue casanière depuis ma retraite. Je vais souvent au centre commercial, et dans toutes les boutiques. Il y a tout sur place  : une pharmacie, un boucher, un institut de beauté, un coiffeur…  »
Le reste du temps, elle s’adonne à sa grande passion  : les poupées  ! «  J’aime ça depuis l’âge de 12 ans. J’ai toujours eu la passion des poupées, je ne peux pas faire un vide-grenier sans en acheter une  ! J’en ai plus de 300  ! Je les habille entièrement avec des restes de robes. Je ne compte pas mes heures  ! J’adore la couture  ! Je n’ai pas internet, mais j’ai deux machines à coudre ! Je ne vois pas le temps passer, je suis dans mon harem, mon musée  », sourit-elle.
Pour autant, Renée compte bien sortir voir la fresque d’Ador et Sémor qui sera réalisée sous ses fenêtres. «  J’ai une vue directe de la cuisine. C’est bien comme projet ! » Ce qu’elle aimerait voir sur la peinture  ? «  Un petit chien  » comme son Chiwawa nommé Becky, et forcément, «  une poupée  !  »

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