Chantal Chevance : 47 ans à la Petite Sensive !

 

Rencontre avec Chantal Chevance, qui vit à la Petite Sensive depuis les années 1970 et qui s’implique pour son quartier, qu’elle « adore » !

Chantal Chevance connaît la Petite Sensive comme sa poche ! Et pour cause : elle y vit depuis 47 ans ! « J’ai toujours habité ici. Je suis venue avec mes parents du Vieux Doulon, tout a été détruit alors ils nous ont mis rue du Guatemala, dans une maison. On était sept enfants. J’ai toujours vécu là, je suis arrivée à un an », raconte t-elle.

Chantal passe ainsi toute son enfance et sa jeunesse dans le quartier. Elle se souvient encore des nombreuses occupations d’alors : « on s’amusait dehors, on jouait dans les caves, dans les champs mais ils ont été peu à peu remplacés par des immeubles. On jouait à un peu de tout, à « 1-2-3 Soleil », au loup, on montait dans les arbres, on faisait des grillades dans les champs… On faisait pas mal de trucs avec les copains, les copines, les cousins, les cousines… On faisait tout en bande, on était toujours dehors. Aujourd’hui les jeunes ne sortent plus beaucoup, ils regardent la télé, ils font des jeux vidéos. Nous, à l’époque, on habitait plus dehors que chez nous ! »

« Le quartier est mieux aujourd’hui »

Le reste du temps, dans ces années là, Chantal fréquente l’école George Sand : « ça s’appelait La Géraudière, je l’ai toujours connue sous ce nom là. Il y avait aussi un collège. » Après ses années d’études, elle exerce différents métiers, entre femme de ménage et aide ménagère. Elle s’occupe aussi d’enfants et de personnes âgées.

Aujourd’hui mère de trois enfants qui vivent sous son toit, elle réside rue du Honduras. Et mesure chaque jour l’évolution de son quartier : « il n’y avait pas ce tout qu’il y a maintenant. Il y avait une rivière et plus de champs qu’autre chose ! Rue du Paraguay, avant il n’y avait que du béton. Franchement, le quartier est mieux aujourd’hui », se réjouit-elle.

Chantal trouve cependant qu’« il manque beaucoup de choses, surtout pour les jeunes. Il y a des stades dans les autres quartiers, pourquoi ici on n’y aurait pas droit ? Pour les jeunes, un city-stade ce serait bien, ils ne demandant pas grand chose sauf ça. Ça éviterait qu’ils restent dans les cages d’escalier. Il y a des stades partout, sauf chez nous. Ça manque aussi de jeux pour les petits. Les écoles, ça va, il y en a, les commerces aussi. »

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La Sirène !

Et de se souvenir d’une autre époque, du temps d’une seule et unique épicerie : « quand j’étais petite, il n’y avait qu’un seul petit commerce, c’était chez M. et Mme Pineau. Ils vendaient un peu de tout à manger. C’était aussi appelé le 7/7 ou le magasin Pineau. » Dans un autre registre, Chantal se rappelle aussi de l’arrivée du tramway : « ça a été vu comme un progrès, c’est plus vite fait ! ». Ellle aime aussi se promener en bus dans le quartier, mais aussi à pied et à vélo. « Je bouge beaucoup, tellement j’ai été habituée petite à être dehors ! »

Toujours prête à discuter, avec un vrai franc parler, elle s’implique beaucoup pour la Petite Sensive : « on m’appelle « La Sirène » car j’ai une grande bouche, je parle beaucoup, je dis les choses. Je bouge pour mon quartier, je demande des travaux, comme des dos d’âne : beaucoup de petits ont été culbutés, des gens roulent vite, j’ai insisté pour ces travaux, ils ont mis deux dos d’âne. Mais ce n’est pas assez, il en faudrait d’autres », estime t-elle.

« Bouger les choses »

Dans le même temps, cette habitante se bat aussi pour les jeunes : « je fais tout pour garder le contact avec eux, je fais beaucoup de choses, je parle beaucoup avec eux. Il y a un vrai respect. Certains m’appellent même « maman Chantal ». Le problème, c’est qu’ils se retrouvent délaissés. Il n’y a personne pour les écouter. Heureusement, il y a l’ADPS (Agence Départementale de la Prévention Spécialisée) pour les aider. »

Membre du Conseil Citoyen depuis depuis ans, Chantal s’investit autant qu’elle le peut pour son quartier qu’elle « adore » : « c’est ma petite ville, j’ai toujours grandi là mais on en parle moins que les autres quartiers. C’est le bout du monde, on appelle ça comme ça. Pourtant c’est mon quartier, c’est ma famille, on vit ici de générations en générations, on a tous habité là. Mais aujourd’hui les gens restent enfermés chez eux. C’est pour ça qu’il faut bouger les choses. »

Les fresques d’Ador et Semor, pour le projet « Parade, Balade et Distorsion », sont ainsi plus que bien accueillies par Chantal : « ça va être joli » dit-elle en regardant une première esquisse. Et puis « ça donnera des couleurs au quartier ! »

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